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Quatre Questions à M. PATISSIER, Formateur à L’EPIDE

 
Mercredi 4 février 2015, un partenariat a été établi entre la Préfecture du Territoire de Belfort et l’EPIDE dans le cadre d’actions de prévention en matière de sécurité routière.
M. PATISSIER

L’EPIDE de Belfort s’est ainsi vu remettre un simulateur  « deux-roues », qui constitue un outil de travail supplémentaire pour M. Jean-Yves PATISSIER, formateur Prévention Sécurité Routière. Ce partenariat s’est formalisé par la signature d’une convention.

Œuvrant pour la mobilité des jeunes volontaires du centre, M. PATISSIER dispense des cours de code à ces derniers et les supervise lors d’entraînements à la conduite sur simulateur.

Nous l’avons rencontré et il a accepté de répondre à nos questions.

1) Quel est votre parcours et comment êtes-vous devenu formateur à l’EPIDE ?

J’ai tout d’abord tenu une auto-école de 1981 à 2003. Cette année-là, suite à un accident de la route, la préfecture m’a retiré l’autorisation d’enseigner la conduite et j’ai dû vendre mes parts de l’auto-école. J’ai cependant conservé le droit d’enseigner le code.

En 2009, j’ai postulé à l’EPIDE qui recherchait alors un formateur prévention sécurité routière et ma candidature a été retenue.

2) L’EPIDE revendique une approche pédagogique originale (restaurer la confiance et l’estime de soi). Quelle est la vôtre et comment s’inscrit-elle dans ce cadre ?

Je travaille avec un public particulier : il s’agit de jeunes en difficulté, qui ont été privés d’un cadre familial et/ou scolaire. Ils doutent énormément de leur capacité à réussir un examen quel qu’il soit. Surmonter cet obstacle et obtenir leur code exige d’eux un travail conséquent ; mon premier objectif est de les y aider.

Pour cela, je n’hésite pas à expliquer plusieurs fois les mêmes choses afin d’endiguer toute difficulté et toute gêne de compréhension. En parallèle, je travaille avec les formatrices d’enseignement général afin de lever ces freins. Par ailleurs, ils savent que je suis disponible certains soirs de la semaine et s’ils le souhaitent, ils peuvent venir me voir pour que l’on révise encore.

Aussi, je les encourage tout au long de leur formation pour leur montrer qu’ils peuvent y arriver.

Ma méthode pédagogique correspond pleinement à celle de l’EPIDE car je cherche toujours à instaurer une relation de confiance par le respect et l’autorité. Par exemple, je vouvoie mes « élèves » mais je n’hésite pas à les reprendre afin de les faire progresser.

3) Quels sont vos objectifs quantitatifs et qualitatifs que vous fixer à cette formation avec le simulateur deux-roues ?

Grâce à ce simulateur, j’espère pouvoir présenter plus de jeunes au permis AM et en parallèle mieux les préparer.

D’un point de vue pratique, le simulateur va permettre une meilleure approche de la route, par exemple en ce qui concerne les placements sur la chaussée ou la façon de prendre les ronds-points.

C’est également un formidable instrument pour enseigner le comportement adéquat à adopter envers les autres conducteurs et simuler des accidents de la route afin de les sensibiliser à la sécurité routière.

4) Suite à la signature de cette convention, quels partenariats pensez-vous développer ?

L’EPIDE souhaite créer un premier partenariat avec le CFA municipal de Belfort afin d’aider certains apprentis à devenir mobiles. Le simulateur leur apportera une aide pour l’obtention du permis AM.

De même, nous organisons tous les ans au centre une journée « Village sécurité » dont le but est de sensibiliser les jeunes à la prévention routière et aux comportements dangereux sur la route. Cette journée mobilise tous les acteurs institutionnels et associatifs de la formation à la sécurité routière. Je souhaite me servir du simulateur sur l’un des ateliers proposés à cette occasion.

Enfin, l’EPIDE est très ouvert à tout partenariat. En développer un avec l’éducation nationale, toujours dans l’optique de la prévention routière, est dans nos projets.