Actualités diverses

Journée internationale des violences d'élimination des violences contre les femmes

 
Journée internationale des violences d'élimination des violences contre les femmes

Le 25 novembre est une date qui a été choisi par les Nations Unies pour célébrer la journée internationale d’élimination de la violence contre les femmes.

Mercredi 23 novembre Laurence Rossignol Ministre de la famille, de l’enfance et des droits des femmes a présenté en Conseil des ministres le 5 e plan -2017-2019- de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux femmes.

Le 25 novembre est une date qui a été choisi par les Nations Unies pour célébrer la journée internationale d’élimination de la violence contre les femmes. Son origine remonte à 1960, lorsqu’en république Dominicaine, les sœurs MIRABAL furent assassinées parce qu’elles militaient pour leurs droits. Elles devinrent alors les symboles du combat pour éradiquer ce fléau qu’est la violence à l’égard des femmes.

Pourquoi cette journée ?

  • La violence contre les femmes est une violation des droits de l’homme
  • Elle résulte d’une discrimination à l’égard des femmes, tant dans le droit que dans les faits, ainsi que de la persistance des inégalités femmes hommes
  • la violence contre les femmes a de lourdes conséquences et peut empêcher la réalisation de progrès dans certains domaines, comme l’élimination de la pauvreté, la lutte contre HIV/SIDA , la paix et la sécurité
  • La violence contre les femmes et les filles n’est pas inéluctable et sa prévention est non seulement possible mais essentielle
  • La violence contre les femmes est un problème mondial. Jusqu’à 70 % de femmes sont victimes de la violence au cours de leur vie.

Le Conseil de l’Europe s’est engagé depuis les années 1990 dans la promotion de la protection des femmes victime de la violence de genre. La prévention de la violence, la protection des victimes et la poursuite des auteurs sont les principes fondamentaux de la convention européenne sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et de la violence domestique. L’objectif est aussi de faire évoluer les mentalités en incitant tous les membres de la société, en particulier les hommes de tous les âges, à changer leur comportement. La convention lance un nouvel appel à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, car la violence à l’égard des femmes, perpétuée par une culture tolérante et de déni, est profondément enracinée dans les inégalités entre les femmes et les hommes au sein de la société.

Aujourd’hui, le gouvernement face au Vème plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes.

Bilan du IV plan

Depuis 2012, le gouvernement agit avec détermination pour faire reculer les violences faites aux femmes et mieux protéger les victimes. Le Haut Conseil à l’égalité indique que le bilan du IV plan est globalement satisfaisant. Il a permis une mobilisation soutenue des pouvoirs publics et de l’ensemble de la société.

L’un des objectifs fixés pour la période 2014 -2016 était « qu’aucune violence déclarée ne reste sans réponse ». 327 accueils de jour de proximité et 1550 places d’hébergements dédiées aux femmes victimes ont été ouvertes et 300 000 personnes ont été sensibilisées pour mieux repérer les victimes.

Un deuxième objectif était de mieux protéger les victimes : en 2015, 3000 ordonnances de protection ont été délivrées dans un délai moyen de 1,3 mois et 530 téléphone d’alerte pour les femmes en très grand danger ont été déployés dans 120 des 157 TGITribunaux de grande instance.

Un troisième objectif était de mobiliser l’ensemble de la société grâce notamment aux 3 campagnes nationales destinées au grand public 39 19 et une plate-forme téléphonique anonyme et gratuite 39 19 fonctionnant 7J/7 en horaires élargies : on a comptabilisé : 65 803 appels en 2015.

Sur le Territoire de Belfort les principaux objectifs nationaux du IV plan ont été déclinés :

Les services de police et de gendarmerie dans les périodes 2013- 2016 (sur 10 mois) ont relevés que le nombre de violences intrafamiliales est stable mais leur nombre demeure toujours élevé.

C’est pourquoi, dans le domaine de l’accueil et de l’accompagnement des femmes victimes

  • un protocole de suivi des victimes de violences conjugales concernant le traitement des mains courantes et procédures de règlement judiciaires a été mis en place pour une plus grande implication des partenaires.
  • Les permanences d’accueil et d’écoute ont renforcées à Belfort et à Delle : 383 femmes ont été reçues en 2015.
  • L’accueil de jour de Belfort permet à l’association Solidarité Femmes de recevoir sans rendez vous au siège, toutes femmes victimes de violences. En 2015, 124 femmes ont été reçues. Dans ce cadre de santé, il est proposé aussi, une permanence juridique sur l’accès aux droits pour les femmes victimes reçues tenue par le CIDFF90.
  • Le poste d’intervenant social en zone police (80%) et gendarmerie (20 %) a été maintenu.
  • Le recours à un référent pour les femmes victimes de violence en grand danger mais aussi pour veiller à ce que tout soit mis en œuvre pour concourir à un retour à l’autonomie de femmes victimes de violence.

L’ensemble de ces dispositifs sont financées par l’État : le Ministère de la famille, de l’enfance et des droits des femmes et le Ministère de l’intérieur (FIPD).

La formation des acteurs au phénomène de la violence faites aux femmes et intrafamiliales existent depuis 2002 sur le département. Environ 1300 personnes ont été sensibilisées. Ces formations permettent des échanges entre les acteurs ayant la responsabilité de la prise en charge des violences conjugales et contribuent à mettre du lien entre les professionnels et tisser les réseaux . Ces formations sont prises en charge par l’État.

La prévention et la protection

  • Les campagnes de prévention nationale comme le 39 19 sont relayées auprès de l’ensemble des professionnels de la lutte contre les violences notamment lors de manifestations locales ou des formations des acteurs
  • Les stages de responsabilisation des auteurs de violence ont été créés par la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Sur le département 2 stages ont été réalisés en 2015- 2016 à l’initiative du SPIP et avec le soutien des droits des femmes . Le prochain stage aura lieu en décembre.
  • La sensibilisation des jeunes à une éducation non violente au respect et à l’égalité filles garçons est réalisée depuis 2007 dans les établissements scolaires de l’aire urbaine Belfort Montbéliard.

Plus de 13 000 jeunes : collégiens et lycéens pour la plupart ont été sensibilisés. Les demandes sont nombreuses au fil des ans et le pôle ressources face à la violence éprouve des difficultés à pouvoir y répondre, malgré les financements des partenaires institutionnels comme l’État.

L’hébergement des femmes victimes avec ou sans enfants

L’association Solidarité Femmes gère 31 place en CHRSCentre d'hébergement et de réinsertion sociale, confiées par le Ministère des affaires sociales DDCSPPdirection départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations . En 2015, 11 familles avec 18 enfants y ont été hébergés.

Sinon en cas d’urgence la nuit ou le week-end, une possibilité est proposée au FJT pour une famille de 4 personnes. Le dispositif a été créé en 2013 et depuis lors, 14 familles et 10 enfants ont séjourné au FJT . Si les structures sont toutes occupées, l’armée du salut peut aussi héberger temporairement des femmes victimes.

L’approche hébergement pour femmes victimes de violences est faite au cas par cas. Les acteurs des dispositifs ne relèvent aucun problème particulier sur le département.

Un V plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes : le sexisme tue aussi.

Malgré les progrès les violences demeurent massives.

Chaque année 223 000 femmes sont victimes de violences conjugales et seulement 14 % déposent plainte . En 2015, 122 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint ou ex conjoint. Chaque année 84 000 femmes sont victimes de viol.

La persistance de ces violences est intolérable non seulement parce qu’elles bafouent les droits et la dignité des femmes mais aussi parce qu’elles sont le premier obstacle à l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Le V plan 2017-2019 appelle à la mobilisation et à la lutte contre toutes les violences faites aux femmes ; plus de 125 millions d’euros seront engagés entre 2017 et 2019

  • Le V plan cherche à sécuriser et à renforcer les dispositifs qui ont fait leur preuve afin d’améliorer le parcours des femmes victimes de violences et assurer l’accès aux droits.

Ainsi, les dispositifs sont renforcés : le 39-19 , les intervenants dans les commissariats et gendarmerie, la formation des professionnels (police gendarmerie, travailleurs sociaux, sapeurs pompiers, médecins). La mise à l’abri des victimes dans les lieux d’accueils et dans les hébergements d’urgence ; ou bien dans les dispositifs de protection dans l’urgence comme : l’éviction du conjoint, l’ordonnance de protection et le TGD.

  • Le V plan souhaite renforcer l’action publique là ou les besoins sont les plus importants : auprès des enfants victimes des violences conjugales pour une meilleure articulation de la prise en charge des femmes et enfants victimes : auprès des jeunes femmes exposées notamment sur internet ; auprès des femmes vivant en milieu rural.
  • Le V plan veut être un remède contre les violences par la lutte contre le sexisme qui banalise la culture des violences et du viol : Toutes les violences procèdent de la même idéologie : le sexisme ;

C’est pourquoi le V plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes (2017-2019) s’inscrit dans la parfaite continuité du plan d’action et de mobilisation contre le sexisme engagé en septembre 2016.

Des campagnes seront menées pour poursuivre le travail de déconstruction des stéréotypes qui constituent le terreau des violences faites aux femmes.